Ubuntu Budgie Remix : Test rapide en VM

Il y a quelques jours, je testais la distribution Solus. Si j'ai été largement séduit par Budgie, j'ai été légèrement refroidi par la logithèque relativement maigre. Du coup, je me suis dit que la Ubuntu Budgie Remix pourrait peut-être se révéler comme étant LA solution. Je l'ai donc testé rapidement pour m'en faire une idée.

N.B. : si vous êtes un fervent supporter de la Ubuntu Budgie Remix, ne lisez pas les lignes ci-dessous.

 

Installation

Comme pour toutes les distributions actuelles, je n'ai pas rencontré de problème. Ubuntu Budgie Remix s'installe rapidement et sans encombre.

 

Ubuntu Budgie Remix bureau

 

Interface / bureau

Alors là, je ne comprends pas. Qu'ont-ils fait à Budgie ? Pourquoi ne pas garder Budgie comme sous Solus ? Et c'est quoi ce dock Plank sur la gauche ? Quel intérêt de transformer Budgie pour lui donner une allure de Gnome ? Cerise sur le gâteau : le fond d'écran. On aime ou on n'aime pas. Pour ma part, c'est moche. Bref, Ubuntu Budgie Remix est un bureau Budgie complètement dénaturé.

 

Ubuntu Budgie Remix Terminal

 

Logithèque Mise à jour

Après ce premier contact visuel assez négatif, ce qui, je vous l'accorde, reste totalement subjectif, je me suis dit que peut-être des mises à jours viendraient corriger un peu le tir. J'installe donc les mises à jour via le Terminal (j'ai toujours préféré la ligne de commande pour ce genre d'opération). Je redémarre et… catastrophe. Le thème a sauté. Je me retrouve avec des icônes hideux (icônes Gnome par défaut si je ne me trompe). Je ne vais pas vous mentir, je n'ai pas vraiment poussé les tests plus loin : j'étais trop déçu.

 

Ubuntu Budgie Remix Software Center

 

Bilan

Ubuntu Budgie Remix est une déception totale. Pire, je pense que cette distribution dessert totalement Budgie. En dénaturant la disposition initiale, on se retrouve sur un environnement de bureau qui perd totalement son intérêt. Pourquoi recréer Gnome à partir de Budgie ? Pourquoi ce dock ? Et ce fond d'écran ? Tant pis pour la logithèque. Vu son allure actuelle, cette Ubuntu Budgie Remix n'a aucun intérêt à mes yeux.

Conclusion : je vais surveiller Flatpak de très près. :P

La loi de Wirth ou l'enfer des bloatwares

La loi de Wirth est une loi empirique formulée par Niklaus Wirth en 1995, selon laquelle « les programmes ralentissent plus vite que le matériel accélère »1. Ou bien : le nombre d'instructions nécessaires à l'interprétation de programmes plus sophistiqués demande des ordinateurs plus rapides. (...)

En informatique, la loi de Wirth est un corollaire de la loi de Moore. Alors que le matériel devient de plus en plus rapide, la loi de Wirth montre que les programmes n'accélèrent pas pour autant. Au contraire, ils deviennent de plus en plus gros et lents, les développeurs justifiant cette lenteur excessive comme compensée par la loi de Moore. La loi de Moore devient ainsi une excuse à la production d'obésiciels (ou bloatwares).

Source : Wikipédia bien sûr. :)

 

Derrière ce titre quelque peu intriguant, je vous propose aujourd'hui un petit retour d'une expérience vécue ces derniers jours. :)

Le week-end dernier, on m'a demandé de "préparer" un PC portable neuf. C'est d'ailleurs un concept assez drôle aujourd'hui. Les gens achètent des PC portables et savent pertinemment qu'ils sont infestés de logiciels inutiles et merdiques préinstallés : des bloatwares. Les "préparer" consiste donc à identifier ces derniers et à les supprimer, ainsi qu'à installer les logiciels de base indispensables à l'utilisation bureautique (ex. LibreOffice).

Tout linuxien qui passera par là rira sans doute dans sa barbe mais malheureusement "Installe donc une ditrib Linux pour remplacer Windows" n'est pas une réponse souhaitable pour un utilisateur lambda. Mais ceci est un autre débat.

Bref, je réceptionne donc le PC portable et... ô joie, c'est un Asus. J'aime beaucoup cette marque et par le passé, j'ai toujours apprécié que les portables Asus soient très peu sujets aux bloatwares. Bref, je suis plutôt d'un a priori positif en démarrant la machine.

Comme d'habitude, la première action que je mène est de vérifier quelles sont les logiciels préinstallés. Et là, c'est le drame. Une quantité non négligeable de bloatwares (liste non-exhaustive) :

  • WPS Office : une pseudo suite bureautique. Je ne savais même pas que ça existait !
  • Wildtangent Games : c'est quoi cette daube ?
  • WinRar : non mais sérieux ! On est en 2017 tout de même.
  • PhantomPDF : mais où vont-ils chercher des logiciels pareils ?
  • Etc.

Au final, je me suis tapé près d'une heure de procédure de désinstallation... sur un PC portable sorti du carton !

Les constructeurs devraient tout de même se poser des questions. Le marché des PC est en berne et ce n'est pas en usant de telles stratégies commerciales douteuses que ça va aller mieux. Je suis vraiment déçu d'Asus. Quand j'achète une machine, ce n'est pas pour qu'elle soit infestée de logiciels non demandés.

Ce qui serait intéressant, c'est que les constructeurs préinstallent des logiciels libres reconnus du grand public :

Ça aurait beaucoup plus d'intérêt et en plus, ce sont des outils clairement plus fonctionnels et non-intrusifs.

On peut toujours rêver !

Windows 10 : je t'aime moi non plus

Vous le savez, j'aime beaucoup Windows 10. Malgré la qualité indéniable de ce système, des petits détails viennent ternir le tableau, surtout dans le cadre d'une utilisation quotidienne.

Avant tout, je tiens à préciser que je ne reviendrai pas sur la politique de Microsoft en matière de confidentialité, ayant déjà évoqué ce point dans un billet précédent.

Comme annoncé dans mon précédent billet, je vous propose donc aujourd'hui un petit récapitulatif (non exhaustif) des détails qui m'exaspèrent dans Windows 10 (Mobile inclus) et de ses applications.

 

Logo Windows 10

 

Lire la suite de Windows 10 : je t'aime moi non plus

MPMAN MPW80 épisode 2 (Windows 10 Anniversary Update)

MPMAN MPW80

Comme vous le savez, je possède une petite tablette MPMAN MPW80. Il y a quelques mois, j'y installais Windows 10, non sans difficultés. Suite à la sortie de l'Anniversary Update, j'ai voulu effectuer la mise à niveau. J'ai donc naturellement lancé la mise à niveau depuis Windows Update. Naïf que je suis… Malheureusement, le système m'a vite indiqué que je ne disposais pas d'assez de place sur le disque. Argh… toujours ce problème de SSD de 16 Go !

J'ai donc dû repasser par l'outil de Microsoft pour réaliser la mise à niveau depuis la carte SD. (il suffit de suivre le tuto, sans réaliser les étapes de réinitialisation d'usine). Finalement, ça a fonctionné, mais quelle plaie !

Je trouve ça particulièrement dégueulasse de la part des constructeurs de tablettes/smartphones/netbooks de concevoir et vendre des produits avec des quantités d'espace libre si faibles sous couvert de petit prix. Franchement, vu le prix des SSD, ça leur écorcherait la gueule de proposer du matos avec minimum 32 Go (voire 64 Go) histoire au moins de pouvoir faire les mises à jour sans perdre à chaque fois une demi journée ? Je ne comprends pas que les associations de consommateurs ne s'émeuvent pas de ce genre de pratique. C'est pire que de l'obsolescence programmée. Le produit est déjà obsolète à l'achat vu qu'il est impossible de réaliser la moindre mise à niveau sans passer par une carte SD et sans y passer des heures.

Pour finir, un petit conseil : si vous vous lancez dans la mise à niveau de cette tablette ou d'une tablette équivalente : armez vous de patience… Ma tablette a mis pas moins de 5h30 pour passer à l'Anniversary Update.

Chroniques du TER : SNCF, à nous de vous faire préférer le train

J'aurais pu intituler ce billet "SNCF ou comment perdre une demi matinée dans les transports" ou encore "SNCF : c'est quoi ce bordel ?". Bref, vous l'aurez compris, je suis colère.

 

1. Mise en situation

J'habite une petite ville sympathique située au nord de l'Alsace : Wissembourg. Je travaille dans une grande Eurométropole toute aussi sympathique : Strasbourg. Pour info, d'ordinaire mon trajet domicile - travail dure en moyenne 1h20 (TER + bus). Notre chère SNCF, qui doit penser qu'1h20 de trajet ne suffit pas, nous gratifie parfois (souvent ?) d'un petit bonus. Retour sur ma grande aventure de ce matin.

 

2. SNCF - TER Alsace : L'aventure du rail

7h10 : Départ de mon domicile. 15 minutes de marche pour s'ouvrir l'appétit.

7h25 : J'arrive à la gare SNCF de Wissembourg. Le panneau d'affichage indique que mon train habituel (départ 7h30, arrivée 8h24) est supprimé. Raison invoquée sur le panneau d'affichage : travaux sur la voie. Raison invoquée par le personnel SNCF : panne d'une rame. Raison réelle : on ne saura jamais ! Bon, ce n'est pas trop grave, un car part à la même heure pour Haguenau.

8h25 : Après la visite touristique en car de tous les patelins de l'Outre-Forêt, mes compagnons de route et moi-même arrivons enfin à Haguenau. Le train de 8h22 étant déjà parti, direction le panneau d'affichage pour prendre connaissance des trains suivants. Arrivés devant, nous découvrons que le train prévu à 8h42 (qui ne dessert qu'un arrêt du trajet) est supprimé. Raison invoquée : aucune. Je ronge mon frein. Le train suivant est prévu à 8h49 et dessert toutes les gares du parcours. Youhou !

9h20 : Après la visite touristique de toutes les gares du trajet Haguenau - Strasbourg, notre train arrive enfin aux abords de la gare de Strasbourg. Youpi, nous touchons au but ! Ah... Mais que ce passe-t-il ? Notre train s'arrête en pleine voie. Un message automatique retentit alors dans la rame : "Pour des raisons de problèmes de signalisations, notre train est arrêté en pleine voie pour une durée de 5 minutes environ". Sachez que la notion du temps de la SNCF n'est pas la même que celle du commun des mortels (5min SNCF = 10 min réelles). Relativité, quand tu nous tiens.

9h30 : Notre train repart.

9h35 : Terre, terre, terre... ça y est, l'Homme a posé un pied sur le quai de la gare de Strasbourg. Un petit pas pour l'Homme, un grand pas pour la SNCF.

9h40 : Bonus : j'arrive à l'arrêt du bus (ligne G pour les connaisseurs)... et le bus s'élance devant moi. Le chauffeur est sympa. Il me sourit et je peux lire sur son visage : "L'heure c'est l'heure mon gars". NB : si je n'avais pas eu à valider mon titre de transport, c'était bon. Bref, 8 minutes d'attente supplémentaires.

10h00 : Je suis enfin au boulot. La journée peut commencer.  \o/

Bilan de l'opération : 2h45 de trajet ce matin.

 

3. Conclusion

Vous vous en doutez, je ne vous raconte pas tout cela dans le seul but de vous faire découvrir la géographie alsacienne (qui vaut le détour soit dit en passant). Non, si je vous raconte mes péripéties, c'est simplement pour mettre en lumière le fait que la SNCF est incapable de communiquer avec ses voyageurs. Elle n'est  déjà pas capable de communiquer en interne, c'est dire.

Au final, et ce n'est pas faute d'avoir posé la question, on ne saura jamais pourquoi la SNCF a été incapable de nous transporter d'un point A à un point B sans que ce soit le bordel. Il me semble que c'est tout de même leur corps de métier. Je veux bien que la gestion du rail soit compliquée, mais bon : 2 trains supprimés sans aucune explication et sans aucune solution de remplacement... ça fait un peu beaucoup. Heureusement, j'ai la chance d'avoir un métier qui permet une certaine flexibilité dans les horaires. Mais pour ceux qui doivent pointer ? Et puis bon, excusez-moi de le dire ainsi mais j'ai autre chose à "foutre" que de passer mes matinées dans les rames de TER.

Une fois, ça peut arriver. Si j'en suis arrivé à en faire un billet ici, c'est parce qu'il ne se passe pas deux semaines sans qu'il y ait des soucis sur cette ligne. Alors voilà mon coup de gueule du jour : Chère SNCF, tu me les "brises". Et chaque fois qu'il y a des problèmes, leur vieux slogan raisonne dans ma tête : "SNCF, à nous de vous faire préférer le train".

Merci SNCF, grâce à toi, le trajet Wissembourg - Strasbourg dure plus longtemps qu'un trajet Strasbourg - Paris !