Brouillon oublié : La valse des OS

Illustration manuscrit

Brouillons oubliés

Si vous me lisez régulièrement, vous avez dû voir passer des titres tels que « De Windows à Linux » ou « De Linux à Windows » à quelques reprises. C’est un fait, j’ai toujours aimé passer d’un OS à un autre. 🙂 Il y a quelques semaines, j’ai même explosé ma partition de démarrage.

Si fut un temps Linux était plutôt orienté « utilisateurs avancés », Windows « grand public » et MacOS « graphistes et com' », aujourd’hui ils jouent tous trois dans la même cour : celle du grand public. En effet, installer et utiliser Linux n’a jamais été aussi simple (même si l’UEFI peut parfois s’avérer casse-bonbons), Windows n’a jamais été aussi stable et performant (non, ce n’est pas un troll… chez moi il tourne vraiment comme une horloge) et posséder des produits Apple pour utiliser MacOS a toujours été aussi onéreux (oui, là c’est bien un troll). 😉

Pour ce 3ème billet de la série des brouillons oubliés, je vous propose de découvrir un écrit initié fin juin 2014 où j’évoquais la valse des OS sur mes ordinateurs ces dernières années. Spoiler : De Windows à Linux à Windows. 😛

 

De Windows à Linux

 

En juin 2006, suite à un stage en entreprise, je découvrais Ubuntu dans sa version 6.06 – Dapper Drake. Sans m’en rendre réellement compte, j’allais mettre le doigt dans un engrenage qui allait me faire découvrir un nouveau monde, celui des Logiciels Libres. De 2006 à 2013, j’ai donc troqué Windows contre Ubuntu d’abord, puis Frugalware et pour finir Archlinux. Pendant ces quelques années, j’ai appris à me servir de Linux bien sûr, mais aussi d’une palette assez complète de Logiciels Libres. J’ai également pris le temps de comprendre la philosophie du Libre et j’ai passé beaucoup de temps à prêcher la parole Libriste autour de moi.

 

De Linux à Windows

 

 

Bien que toujours défenseur des valeurs du Libre, j’ai depuis 2013 quelque peu changé mes habitudes. Deux raisons majeures ont déterminé mon choix du retour à Windows. Tout d’abord, les personnes avec qui j’interagis professionnellement travaillent au quotidien sous Windows. Outre les problèmes de compatibilité LibreOffice – MS Office, certaines plateformes nécessitent Windows (MSDN, SQL Server, etc.). J’aurais pu virtualiser l’OS de Microsoft mais ç’eut été au détriment des performances. La seconde raison est simple : j’avais envie de tester Windows 7.
Je suis donc passé à Windows 7 courant 2013. Au départ, cette installation devait être temporaire. J’avais quitté Windows à sa version Vista et la découverte de 7 ne m’a pas laissé indifférent. Le système est non seulement stable, mais en plus, il est vraiment eye-candy.

 

De Windows à Linux ?

 

 

J’ai deux postes perso sous Linux. L’un tourne sur LXLE, l’autre sous Debian avec Xfce. Mon portable pro tourne sur Windows 8, mes PC fixes pro et perso sous Windows 7. Vais-je rebasculer sur Linux ? Oui, je pense qu’à terme, je vais y revenir… mais pas pour le moment. J’avoue qu’avec l’âge, j’ai de moins en moins de plaisir à configurer mes postes de travail. Il faudrait donc que je trouve le temps d’installer une distrib’ puis de tout reconfigurer… j’avoue que pour l’instant, le courage me manque. Surtout que tous mes appareils sont opérationnels pour le moment.

 

Nous sommes maintenant en 2018 (presque 2019) et force est de constater qu’il y a eu du changement. Aujourd’hui, tous mes appareils tournent sous Windows 10. Certes, je teste régulièrement des distributions Linux en VM, parfois même en dual-boot, mais rien n’y fait, aucune ne me satisfait totalement. Je pense m’être trop habitué à ma prison dorée qu’est Windows 10. J’irais même jusqu’à dire que ce système d’exploitation est excellent, c’est vous dire. Pour le moment, je ne suis pas dans l’optique d’en changer. D’autre part, certaines applications de l’OS de Redmond me fond cruellement défaut sous Linux : OneNote, ToDo, WorkingHours et j’en passe. À ce jour, je ne leur ai pas trouvé d’équivalents Libres convaincants.

Mais comme dit, je continue de tester régulièrement des distributions Linux. Ça reste un plaisir pour moi de suivre les évolutions de mes distributions préférées. En ce moment, vous l’aurez remarqué si vous me lisez régulièrement, j’affectionne tout particulièrement Solus et Ubuntu. Ubuntu, malgré tous les reproches qu’on peut faire à cette distribution, restera pour moi celle qui m’aura permis de mettre le pied à l’étrier du Libre. Et rien que pour cela, elle aura toujours une place spéciale dans mon cœur (j’exagère à peine). Mais trêve de sentimentalisme électronique…

Enfin, je voudrais également revenir sur mon rapport à la philosophie du Libre qui n’est plus tout à fait le même. Si j’ai toujours une affection particulière pour les outils Libres, je ne me considère plus comme un défenseur de la cause. Il n’y a qu’à lire ce blog pour s’en rendre compte. Lorsque je fais un choix, ou que je dois conseiller quelqu’un, j’essaie de rester pragmatique : je choisis ou conseille un outil avant tout pour sa praticité, son ergonomie et son design qu’il soit Libre ou non. Bien entendu, si un Logiciel Libre regroupe toutes ces qualités, je me ferais un plaisir de le défendre bec et ongles. Je crois que j’ai été trop échaudé par certains événements de ces dernières années. Je suis fatigué des guerres de clans du Logiciel Libre. Dans le monde du propriétaire (ou privateur pour les puristes), tout n’est pas rose non plus, mais c’est beaucoup moins la foire d’empoigne. Certains défenseurs du Logiciel Libre trop zélés sont souvent violents dans leur propos et ne se rendent pas compte qu’ils desservent plus leur cause qu’autre chose. Enfin bref, vous l’aurez compris, j’aime les valeurs du Libre mais ce n’est plus pour moi l’alpha et l’oméga de mon informatique. Aujourd’hui, je le répète, le maître mot de mon informatique est : pragmatisme !

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