Solus 4 ou ma malédiction des dualboot

Solus OS Logo
Solus, LA distribution ?

Décidément, je n’ai vraiment pas de chance avec les installations en dualboot. Si lors de ma dernière expérience Grub avait volé en éclat, cette fois l’erreur est mienne. En effet, lors de la configuration pré-installation, j’ai attribué la partition de boot de Windows à Solus. Problème : Solus a dégagé le secteur d’amorçage de Windows à son propre profit. Du coup, plus moyen de booter sur l’OS de Redmond. Plutôt gênant ! Pas grave, je ferai mieux la prochaine fois. Quoiqu’il en soit, j’ai installé Solus sur mon Lenovo Yoga 13 et j’ai eu le plaisir de pouvoir « jouer » avec pendant quelques jours.

Solus 4, que du bonheur !

Solus, comme toute distribution qui se respecte, s’installe très simplement donc comme d’habitude, je ne vais pas revenir sur cette partie. Attention tout de même, je le répète, si vous installez Solus en dualboot, pensez à lui créer une partition de boot dédiée. C’est impératif si vous voulez pouvoir switcher entre vos systèmes d’exploitation.

Une fois installé, premier démarrage de Solus et première agréable surprise : sa vitesse de boot est tout bonnement bluffante. Je crois que je n’ai jamais vu une distribution démarrer aussi rapidement. Même Windows 10 qui est particulièrement véloce ne fait pas aussi bien.

Deuxième bonne surprise : Budgie. C’est officiel : j’adore cet environnement de bureau ! Bon, je vous préviens tout de suite, il faut aimer le noir si vous conservez le thème par défaut. Pour le coup, le thème dark n’usurpe pas son nom. C’est sombre, vraiment sombre, décidément trop sombre à mon goût. Heureusement, la désactivation du thème sombre et la sélection du widget plata-compact à la place de plata-dark-compact suffisent à rendre l’environnement graphique beaucoup plus lisible et agréable.

Troisième bonne surprise : la logithèque. Elle s’étoffe de version en version et franchement, elle est maintenant suffisamment complète pour un usage bureautique. J’y ai même trouvé des logiciels absents de la logithèque d’Ubuntu, c’est vous dire.

Boostnote

Boostnote, page de bienvenue
Boostnote, magnifique outil de prise de notes

Boostnote est justement l’un d’entre eux. 🙂 Moi qui avait choisi Ubuntu pour sa logithèque… En effet, sur Ubuntu, il m’avait fallu installé Boostnote via le .deb disponible sur le site de l’éditeur.

Une fois installé d’un clic, je découvre, non sans joie, qu’aucun ralentissement n’est à déplorer ! Boostnote est fluide et par conséquent agréable à l’utilisation.

Comme je l’avais corrigé dans mon billet précédent, le correcteur automatique fonctionne parfaitement et en français qui plus est. Bon, il est vrai que pour le moment, il faut sélectionner la langue de correction chaque fois qu’on ouvre une note mais c’est déjà un grand pas en avant. Dommage qu’il ne soit pas compatible avec Grammalecte

Conclusion : fluide + correcteur automatique = je suis presque totalement comblé ! Au quotidien, rien à dire, Boostnote fait le job. Ne manque plus que la version Android renaisse de ses cendres et ce sera parfait car mine de rien, ne pas avoir accès à mes notes depuis mon smartphone est parfois problématique.

De Google Drive à Cozy Drive à OneDrive

Suite à certains errements avec Google Drive sur Ubuntu, j’ai décidé cette fois de faire l’impasse sur le cloud de Google. J’ai donc installé Cozy Drive sur mon Yoga, mon ordinateur de bureau et mon smartphone. Cozy Drive est simple à utiliser et 100% français. Sur le papier, c’est donc le cloud parfait. Presque tout du moins. Malheureusement, je ne suis pas parvenu à le faire fonctionner correctement avec Keepass2Android et vous le savez, il est inconcevable pour moi de ne pas retrouver mes données d’un appareil à l’autre ! Désolé Cozy, ce ne sera pas pour cette fois du coup.

Exit Google, exit Cozy… ne reste plus que… roulement de tambours… OneDrive, le cloud de Microsoft. Je jette donc un œil dans la logithèque et découvre, non sans surprise, une petite application du nom de onedrive. Difficile de faire plus simple. Décidément, la logithèque de Solus est pleine de surprise. La configuration de l’outil se fait à l’ancienne : en ligne de commande. N’ayez crainte, les commandes sont très simples donc même si vous n’êtes pas à l’aise avec la ligne de commandes, vous devriez vous en sortir. Gros atout de l’outil, il est possible de choisir les dossiers à synchroniser. Pratique pour compartimenter ses usages. 🙂

Geary, un beau client de messagerie

Depuis quelques années, je suis de très loin les lentes évolutions de Geary. Mon installation de Solus étant toute fraîche, je me suis dit qu’il serait sympa de voir à quoi ressemble ce client de messagerie en 2019. Pour résumé rapidement mes impressions : simple, épuré et pratique. Pas de fioriture, mais les fonctionnalités nécessaires sont belles et biens disponibles. Petite astuce : si vous souhaitez bénéficier de la correction orthographique automatique, pensez à installer la bibliothèque hunspell-fr depuis la logithèque. Vous pourrez ensuite sélectionner la langue Français dans Geary et activer la correction automatique. Tout comme pour Boostnote, c’est vraiment dommage qu’on ne puisse pas s’appuyer sur Grammalecte pour la correction automatique.

Pendant ces quelques jours d’utilisation, je dois avouer que j’ai été plutôt satisfait de l’outil. Sans surprise, il s’est avéré beaucoup plus agréable au quotidien que Thunderbird. Il ne lui manque pas grand-chose pour jouer dans la cour des grands. En l’interfaçant correctement avec les applications Gnome Contact et Calendrier, il pourrait devenir une réelle alternative à Thunderbird. À suivre donc…

Conclusion

Malheureusement, je n’ai pas pu pousser mes tests plus loin pour le moment. Suite à la réparation de la partition UEFI de Windows 10, j’ai perdu mon accès à ma partition Solus. Plutôt que de bricoler encore mon secteur d’amorçage, j’ai prévu de réinstaller proprement Solus dans les prochains temps, en faisant bien attention à ne pas faire n’importe quoi cette fois.

Quoiqu’il en soit, Solus 4 est une réelle bonne surprise. J’étais enchanté par Ubuntu 19.04 mais j’avoue que je le suis encore plus par Solus 4. Mise à part une petite latence au lancement de Firefox, je trouve que le système est fluide, rapide et complet. Solus serait-elle LA distribution que j’attendais tant ?

Avant de tirer des conclusions définitives, il me faudra installer mon environnement de développement et certains outils pros pour voir si la distribution couvre réellement tous mes besoins, qu’ils soient personnels ou professionnels. Quoiqu’il en soit, ça faisait longtemps qu’une distribution ne m’avait pas tant enthousiasmé. 🙂

Laisser un commentaire