Dégooglisation : oui, mais en douceur !

Comme beaucoup, mon moteur de recherche préféré est Google. Comme beaucoup, je suis de plus en plus inquiet de la stratégie de la multinationale du même nom qui trace mes faits et gestes sur la toile. Bien entendu, je n'ai rien à cacher. Cela dit, ce n'est pas parce que je n'ai rien à cacher que je souhaite qu'une entité, quelle qu'elle soit, se prenne le droit de collecter mes données personnelles et d'en faire commerce. Voir pire.

Comme beaucoup, j'ai envie de reprendre le contrôle de mes données. Une fois cela dit, il faut tout de même se rendre à l'évidence : les produits Google sont tout de même fichtrement bien foutus. Ils sont simples d'accès, puissants et gratuits... même si c'est nous le produit. Mon but n'est pas de me dégoogliser d'un coup, mais de tout doucement migrer mes outils actuels vers des solutions plus saines. J'attaque donc une migration en douceur. Je commence avec les emails et mon moteur de recherche par défaut. Pour le blog, vous savez déjà ce qu'il en est.

Email

Depuis un peu plus de deux mois, j'ai acheté un nom de domaine pour ce blog. D'abord auto-hébergé, j'ai ensuite migré vers une solution gérée par un tiers. J'en ai profité pour me créer une adresse email hébergée elle aussi sur leurs serveurs. Petit à petit, je migre mes correspondances vers cette nouvelle boite. Il me faudra un peu de temps car ça fait tout de même plus de dix ans que j'utilise mon adresse Gmail.

Moteur de recherche

Pour le moteur de recherche, c'est un peu plus compliqué. J'ai bien tenté de passer à DuckDuckGo mais je n'accroche vraiment pas. Je ne suis pas satisfait par les résultats renvoyés. Trop habitué à la pertinence des résultats de Google dirons-nous. Du coup, je suis passé à StartPage.com (Ixquick pour les intimes). L'avantage de cette solution réside dans la confidentialité des recherches, tout en bénéficiant des résultats du Géant. J'ai bien conscience que je m'appuie toujours sur les services que je tente de fuir mais je reste pragmatique. De mon point de vue, Google est le meilleur moteur de recherche. Ou autrement dit, la pertinence des résultats répond à mes attentes.

J'espère retrouver un peu de confidentialité en utilisant des outils moins intrusifs. Je confie toujours mes données à un tiers mais au moins, il s'agit d'un tiers français, avec des serveurs sur le territoire français. Ce n'est pas la panacée et comme tout Etat, la France dispose également d'une French-NSA mais je considère que c'est tout de même un moindre mal (à tort ?). M'est d'avis que de deux maux, il faut choisir le moindre. J'ai par ailleurs une certaine confiance en Gandi. Ils ont eux-mêmes une forte tendance à la confidentialité. Le seul reproche que je pourrais leur faire à l'heure actuelle, est de ne pas proposer la compatibilité SSL dès le pack S. Ce dernier me convient largement pour l'hébergement de mon petit blog mais l'absence de SSL me gêne un peu. Je pourrai migrer sur le pack M (qui coûte tout de même le double que le S) et je vais sûrement finir par le faire, mais je dois également composer avec une réalité économique. Car oui, se passer d'outils gratuits à un coût, mais j'en reparlerai bientôt dans un billet à venir.

Auto-hébergement : expérience suspendue

Dans mon billet Auto-hébergement : le bon choix ?, je citais trois inconvénients à l'auto-hébergement : la sécurité, les sauvegardes et les pannes matérielles. Ce dernier inconvénient a eu raison de mon serveur fin de semaine dernière : le disque dur a rendu l'âme !

Pour ne pas laisser le blog trop longtemps hors-ligne, je me suis orienté vers un service de Gandi, mon fournisseur de nom de domaine : Simple Hosting. Il s'agit d'un service Paas (Platform as a service). Pour faire simple, vous disposez d'un environnement complet, à la carte, ou vous choisissez chaque élément de votre plateforme (pour ma part PHP + MySQL sur un pack S) et une instance vous est créée au jour, mois ou à l’année. Chaque instance est indépendante et autonome donc votre instance vous est entièrement dédiée. Par contre, contrairement à un serveur dédié, vous ne pouvez pas administrer le serveur (logique, c'est une instance, pas un serveur en tant que tel). Vous pouvez par contre administrer tous les services de votre instance.

Cette solution me convient donc parfaitement à l'heure actuelle car elle me laisse le temps de mener une réflexion sur mon prochain serveur. Vais-je réparer l'actuel ? Vais-je investir un petit peu de sous et me monter un petit serveur mieux équipé ? Vais-je finir par opter pour un dédié en ligne ? Je n'en sais rien pour le moment.

J'espère tout de même avoir le temps ces prochains jours d'aboutir ma réflexion et de rapidement revenir aux affaires. Contre toutes attentes, je pensais qu'une fois mon serveur décédé je serais soulagé de revenir à une solution gérée par un tiers. Je me rends compte que non, j'ai envie de continuer cette aventure de l’auto-hébergement. Malgré les heures passées à administrer, malgré les arrachages de cheveux, malgré les coupures intempestives… oui, malgré tout cela, je prends énormément de plaisir à gérer mes données.

Auto-hébergement : le bon choix ?

Depuis quelques mois, j'avais envie de me relancer dans l'auto-hébergement. J'avais déjà tenté l'expérience en 2010. Suite à un déménagement fin 2010, j’avais débranché mon serveur et ne l’avais jamais rebranché depuis. Début octobre 2014, j'ai donc resorti mon petit serveur et ai réinstallé la bête... Bilan après un mois d'utilisation.

Je vois 3 "inconvénients" majeurs à l’auto-hébergement : la sécurité, les sauvegardes et les pannes matérielles.

La sécurité est le point qui me tracasse le plus. J'ai quelques notions de paramétrage de fail2ban et iptables mais je ne pense pas que cela sera suffisant dans la durée. D'autre part, j'ai la crainte de corrompre la sécurité de mon réseau local.

Les sauvegardes ne sont pas réellement un problème vu mon usage. Pour l'instant, le serveur n'héberge que mon blog et un petit serveur de mail qui ne me sert qu'à des fins de tests. Les sauvegardes sont donc relativement simples à effectuer. Grâce à PluXml, il me suffit de garder une copie des fichiers XML et le tour est joué.

Mon serveur est un netbook MSI Wind U100 de 2008. C’est une petite machine, totalement dépassée mais bougrement efficace comme petit serveur Web perso. Ce qui me fait un peu peur, c’est qu’il commence à avoir du vécu. Du coup, si une panne matérielle se manifestait, j'aurai passé des heures à paramétrer ce serveur pour rien. Bref, comme vous pouvez le constater, je n'ai pas totalement confiance en mon matériel.

Alors, s'auto-héberger est-il un bon choix ? Pour le moment, je pense que je vais laisser mon blog tourner sur mon petit serveur perso. Cela dit, si la machine venait à défaillir, je ne resterai pas sur une solution auto-hébergée. Trop chronophage et trop risquée à mon goût. YunoHost (je reviendrai sur cette solution dans un billet à venir) m'a largement facilité la tâche mais j'ai tout de même passé des heures à paramétrer correctement les DNS, le serveur Nginx, etc. L'auto-hébergement est une solution d'apprentissage excellente mais très vite on se rend compte de ses limites de temps et de compétences et le passage à un prestataire prend tout son sens. Finalement, ne vaut-il pas mieux prendre du temps à rédiger du contenu plutôt qu'à gérer le contenant ?